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Présenter notre ville de DUNKERQUE des reportages sur les animations de notre ville, comme le carnaval Dunkerquois, les musées et tout ce qui se rapporte à Dunkerque et ses environs .

21 Oct

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Publié par jepi-dunkerque.  - Catégories :  #Dunkerque 2015, #Jean Bart

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Il y a 365 ans naissait notre héros JEAN BART .

Pour une fois, pas beaucoup de photos mais de la lecture.

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Le 7 septembre 1847, Dunkerque inaugurait avec des honneurs extraordinaires la statue de l’illustre marin. Ce jour avait été choisi comme anniversaire, en commémoration du fameux triomphe remporté par Jean Bart, le 7 septembre 1676, sur une frégate hollandaise dont les forces étaient au moins triples des siennes. Lille, Turcoing, Bergues, Saint-Omer, Calais, Gravelines et plusieurs autres villes voisines avaient envoyé des députations pour prendre part à cette fête vraiment nationale ; une foule immense se pressait au pied de la statue encore voilée, attendant avec impatience qu’on la découvrît. Le marbre enfin apparut à tous les regards : de longues acclamations saluèrent l’oeuvre de l’artiste, où semble revivre ce hardi capitaine, une des gloires de la marine française.

 
Le statuaire a représenté Jean Bart au plus fort du combat, à l’instant de l’abordage : l’épée d’une main, le pistolet, de l’autre, déjà l’intrépide corsaire enjambe un des canons du bord ennemi ; il avance sans peur, la poitrine offerte à tous les coups, et, dédaignant le danger, il tourne la tête du côté des siens pour les animer du geste et du regard. C’est une noble image, digne de celui qu’elle représente, digne aussi de la cité patriotique qui l’avait commandée au ciseau de l’artiste. La vie entière de Jean Bart, tout son courage, tous ses hauts faits sont réunis en quelque sorte dans cette attitude héroïque de la statue, et ce marbre, animé par l’inspiration du talent, parle au coeur, en même temps qu’aux yeux.
 
 
Statue de Jean Bart
« C’est ainsi, disait le comte Roger, alors député de Dunkerque, et qui fut l’orateur naturel de cette inauguration, c’est ainsi que les hommes illustres doivent être honorés et produits au peuple. Sous la gloire populaire il se cache toujours une leçon profonde et un grand enseignement. Vous tous qui m’écoutez, vous vous assemblez ici pour saluer cette image, pour couronner cette puissante personnification du génie maritime ; gardez la mémoire des émotions de ce jour ; et si la paix dont vous jouissez était jamais troublée, si les heures de danger revenaient pour la France, on vous verrait, j’en atteste les souvenirs du passé, fidèles à vous-mêmes, montrer ce courage qui pousse aux grandes actions, ce dévouement qui les inspire, cette énergie qui les accomplit !... »
Personne n’en doute ; à l’heure du danger, la France n’aura pas besoin de faire appel au courage de ses marins. Dunkerque, Cherbourg, Saint-Malo, se vantent justement de n’avoir pas été les moins utiles à la défense nationale, et il faut interroger les Anglais pour savoir quelle terrible guerre nos corsaires ont faite depuis deux siècles aux ennemis de la France. Le corsaire, comme on sait, reçoit une lettre de marque signée du ministre ; il arme lui-même son vaisseau pour la course, il combat en volontaire, à ses risques et périls ; mais il n’en est pas moins au service de l’État et soumis au code maritime.
 
Aussi ne peut-il être confondu avec le pirate. De toutes les nations qui ont une marine, nulle plus que la nôtre ne fut redevable à ses corsaires. Raynal a consigné dans son Histoire philosophique, les services immenses que la course a rendus à la France pendant toutes les guerres de Louis XIV, et Vauban, qui personnifie en quelque sorte le génie de la défense, a écrit tout un mémoire pour démontrer la nécessité et l’avantage des armements de corsaire : « Il faut, dit-il, de toute manière faciliter la course tant que durera la guerre. »
 
Les noms de Jean Bart et de Du Guay-Trouin, rendus illustres par tant d’exploits audacieux et tant de prises faites sur l’ennemi, disent assez de quel puissant secours les corsaires ont été pour notre marine régulière sous le règne de Louis XIV. Eux seuls suffirent à balancer tous les avantages remportés par les flottes alliées ; après le grand événement de la Hougue, ils surent défendre victorieusement les côtes françaises et faire douter l’ennemi de l’avantage douteux qu’ils venaient d’obtenir contre nous. Jean Bart, pour ne parler que de lui, fils d’un pêcheur ,ne montait encore qu’un petit bâtiment, tandis que, par les soins de Louis XIV, la France comptait 198 vaisseaux de guerre ; mais les défaites arrivèrent, les amiraux se firent battre tandis que le fils du pêcheur se signalait par des courses de plus en plus brillantes.
 
Un jour il se trouva le premier marin du royaume ; on le mena à Versailles, et quoiqu’on eût dit de lui qu’il n’était bon que sur son navire, Louis XIV ne le nomma pas moins chef d’escadre. On connaît la belle réponse de Jean Bart : « Sire, vous avez bien fait », et il le prouva. Au lieu d’un seul navire, il en eut sept ou huit sous ses ordres ; devenu plus prudent sans rien perdre de son audace ni de son bonheur, il fit toujours la guerre en volontaire, mais avec d’autant plus de succès que ses forces disaient plus augmentées. En 1691, il brûla plus de 80 vaisseaux ennemis et revint avec 1 500 000 francs de prises ; en 1692, il prit seize navires marchands aux Hollandais ; en 1693, il répara la défaite de la Hougue, en détruisant ou capturant 87 navires ou vaisseaux des alliés.
 
Et jusqu’à la paix de Riswick, sa fortune ne se démentit pas un instant ; chacune de ses croisières fut signalée par de nouveaux exploits, et c’est par centaines qu’il comptait ses prises de chaque année. Cent ans plus tard, lorsqu’une nouvelle coalition vint menacer la France, le souvenir de Jean Bart et des autres capitaines qui avaient partagé sa gloire de corsaire devait électriser toutes nos populations maritimes. Aussitôt la guerre déclarée, les ports s’empressèrent d’armer pour la course.
 
L’Assemblée législative, cependant, hésitait à délivrer des lettres de marque ; au nom de l’humanité elle demanda à toutes les nations européennes d’abolir cet usage de la course ; Hambourg et les villes anséatiques accédèrent seules à cette demande ; l’Angleterre, la Russie, l’Espagne, toutes les puissances enfin refusèrent d’y adhérer. Or la France n’était pas la plus intéressée à la suppression de la course, dont elle avait généreusement voulu prendre initiative.
 
Dès la fin de 1797, la dette de la marine anglaise était déjà de 6 093 414 livres sterling, soit 150 millions de francs. Que l’on calcule, d’après cette proportion ce que durent coûter encore à la marine anglaise les dix-huit autres années de guerre, jusqu’en 1815, et l’on trouvera que nos corsaires ont aussi bien vengé les désastres d’Aboukir et de Trafalgar qu’autrefois Jean Bart celui de la Hougue. Nous donnons ces chiffres afin de donner comparativement ce que la France a pu devoir à ses corsaires sous le règne de Louis XIV, pour lequel les chiffres précis nous manquent. Il est certain que dès lors les coureurs causaient infiniment plus de mal que nos flottes aux marins ennemis ; et Jean Bart aurait pu conseiller à Louis XIV ce qu’un de ses plus dignes successeurs, Robert Surcouf (voir article sur notre site), le corsaire de Saint-Malo, conseillait un jour à Napoléon : « Sire, à votre place je brûlerais tous mes vaisseaux de ligne, je ne livrerais jamais de combat aux flottes et aux escadres britanniques ; mais je lancerais sur toutes les mers une multitude de frégates et de légers qui auraient bientôt anéanti le commerce de notre rivale et la mettraient ainsi à notre discrétion. »
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert, né le 21 octobre 1650 et mort le 27 avril 1702 à Dunkerque, est un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.
Il commence à naviguer à quinze ans sous les ordres de Ruyter et participe en 1667 à la campagne de la Tamise.Pendant la guerre de Hollande, il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises (plus de cinquante entre 1674 et 1678). Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il croise en Méditerranée contre les Barbaresques et est promu capitaine de frégate en août 1686.
 En 1689, il est chargé, en compagnie de Forbin de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, il est fait prisonnier par les Anglais, s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche à la rame. Promu capitaine de vaisseau en juin 1689, il met au point une tactique de guerre fondée sur l'utilisation de divisions de frégates rapides et maniables, sorte de « préfiguration des meutes de sous-marins de la Seconde Guerre mondiale ». En 1690, il commande L'Alcyon à la bataille du cap Béveziers, puis il escorte les convois en mer du Nord après avoir brisé le blocus imposé à Dunkerque.
 En 1692, il détruit une flottille de 80 navires de pêche hollandais. Son exploit, sans doute le plus célèbre, qui lui vaut des lettres de noblesse, est la reprise sur les Hollandais devant le Texel d'un énorme convoi de cent-dix navires chargés de blé que la France avait acheté à la Norvège (juin 1694). En juin 1696, il livre sur le Dogger Bank un violent combat à une escadre hollandaise, détruisant plus de 80 navires, et rentre à Dunkerque en déjouant la surveillance anglaise. Promu chef d'escadre en avril 1697, il conduit le prince de Conti en Pologne, puis commande la marine à Dunkerque où il meurt le 27 avril 1702.
 
Jean Bart naît dans une famille de marins, de militaires de de corsaires dunkerquois. Son père, Jean-Cornil Bart ( vers. 1619-1668), sert pour le compte cette fois des Provinces-Unies. Il est tué au combat, contre les Anglais, Sa mère, Catherine Jansen (1625-1682). Sa langue maternelle est le flamand.
Avant lui, son aïeul, Cornil Weus, vice-amiral combat les Hollandais au début de la guerre de Quatre-Vingts Ans. Son arrière-grand-père, Michel Jacobsen (1560-1632) se distingue au service de la couronne d'Espagne, en ramenant l'Invincible Armada après sa tentative ratée d'invasion de l'Angleterre en 1588. Il est nommé vice-amiral par Philippe IV d'Espagne. En 1622, son grand-oncle, Jan Jacobsen, lui aussi au service de l'Espagne, se fait sauter avec son navire, le Saint-Vincent, plutôt que de se rendre. Son fils, Gaspard Bart, oncle de Jean Bart, est mousse à bord du Saint-Vincent il survit au sabordage du navire, mais il mourra plus tard au combat. Michel Bart, un autre fils de Gaspart Bart, corsaire, mort au combat contre les Hollandais.
Après lui, la tradition familiale se perpétue puisque ses frères Cornil, Gaspard, et Jacques Bart, seront tous les trois corsaires. Son fils, François-Cornil Bart servira lui dans la Marine royale et sera nommé vice-amiral du Ponant par Louis XIV. Enfin, son neveu Pierre-Jean Bart et son fils Benjamin, trouveront le même jour, la mort au combat au service de la France.
 
Jean Bart naît le 21 octobre 1650, et est baptisé le lendemain 22 octobre. Pendant ses premières années, sa ville natale, Dunkerque est l'objet de plusieurs affrontements entre les grandes puissances européennes de l'époque. Le 16 septembre 1652, Dunkerque passe entre les mains de l'Espagne. L'armée de Turenne reprend la ville après la bataille des Dunes le 23 juin 1658. Le soir même, Louis XIV remet la ville aux Anglais, alors alliés à la France. Peu après la ville redevient française, Louis XIV l'ayant rachetée à Charles II d'Angleterre. Il y fait son entrée le 2 décembre 1662.
 
En 1662, Jean Bart a douze ans et 8 mois lorsqu'il s'engage comme mousse sur un navire de contrebande. Le capitaine de ce navire, Jérôme Valbué, pilote hauturier des bâtiments du roi, est un homme assez instruit, y compris en astronomie, et c'est en sa compagnie que le jeune Jean Bart effectue ses premières sorties en mer Son patron est un picard violent et emporté .Il reste avec lui 4 ans.
 
En 1666, la France s'allie avec les Provinces-Unies contre l'Angleterre. Le père de Jean Bart trouve la mort au service des Hollandais dans l'attaque d'un vaisseau anglais. Lui-même est d'abord embarqué comme lieutenant sur le Cochon Gras, chargé de surveiller les Anglais. Durant l'été, il s'engage comme matelot sur le Sept Provinces, navire hollandais, sous les ordres de l'amiral Michiel de Ruyter.
 En juin 1667, la flotte hollandaise remonte la Tamise et la Medway et assiège Londres, puis les Anglais et les Hollandais signent le Traité de Breda. De Ruyter confie à Jean Bart le commandement d'un brigantin : Le Canard Doré.
 
Lorsque Louis XIV entre en guerre contre la Hollande (Guerre de Hollande) en 1672, Jean Bart servait alors en qualité de second lieutenant sur un bâtiment flessinguois. Il regagne la France en compagnie de son ami Charles Keyser.
 
 En 1673, il embarque comme second à bord de l'Alexandre sous les ordres du câpre Willem Dorne, pour pratiquer la guerre de course. L'année suivante, il commande Le Roi David, galiote armée de deux canons. Le 2 avril 1674, il s'empare de sa première prise : un dogre hollandais. Le 17 février, l'Angleterre signe la paix avec les Provinces-Unies déjà alliés de l'Espagne. Le 6 avril, Bart s'empare d'une pinasse anglaise, le 16 mai d'un dogre. Cette année-là, huit autres prises complètent le tableau.
 
 En avril 1676, il embarque sur La Royale, armée de huit canons, avec laquelle il s'empare de quatre bateaux de pêche. Puis à bord du Grand Louis il capture vingt-huit vaisseaux. En septembre, la France déclare la guerre à la Ligue hanséatique. À Hambourg La Royale est saisie. Le corsaire peut toutefois regagner Dunkerque.
 
Le 3 février 1675, à l'âge de vingt-cinq ans, il épouse Nicole Goutier ou Gontier (1659-1682), âgée de seize ans ,  à qui il offre, en guise de cadeau de mariage, L'Espérance, un frégate légère de 10 canons, dont il s'était emparé aux dépens des Provinces-Unies. L'année même de son mariage, il capture vingt bâtiments.(  fille de François GOUTIER, patron du cabaret "l'Etoile d'Or", qui lui apporte en dot une maison estimée à 10 000 livres. Il eut de ce mariage, un fils François-Cornil et deux filles Anne-Nicole et Jeanne Nicole qui moururent en bas age ). Sa femme décéda le 26 décembre 1681. )
 
En 1676, il rencontre une flotte de busses, escortée par frégate légère de 12 canons. Il l'attaque et se rend maître de trois des busses et de la frégate. Quatre jours plus, il capture dix autres busses et une frégate de 12 canons. Chargé, par des armateurs particuliers, de commander une frégate de 24 canons et de 150 hommes d'équipage, il découvre, en compagnie de quatre autres corsaires dunkerquois, une flotte marchande convoyée de trois frégates, la rejoint à hauteur d'Ostende et la bat, après un combat de trois heures. Le 7 septembre 1676, il enlève seul une frégate hollandaise de 36 canon qui escortait un grand nombre de busses. Pour l'année 1676, le nombre de prises effectuées par Jean Bart s'élève à dix-sept. Il commence à attirer l'attention du ministre de la Marine Colbert et du roi lui-même qui lui envoie une chaîne en or en guise de récompense.
À bord de La Palme, frégate de vingt-quatre canons, Jean Bart prend la mer à la tête d'une flottille de six navires en 1677, flottille qui s'empare d'une vingtaine de vaisseaux. À bord du Dauphin, frégate de quatorze canons, Jean Bart arraisonne un quatre-mâts hollandais. Au large de l'île de Texel, en juin 1678, la petite escadre de quatre navires commandée par Jean Bart, s'attaque au Schiedam, une frégate de 24 canons de la flotte hollandaise. Jean est sévèrement blessé aux mains et au visage par l'explosion d'une grenade, un boulet de canon emporte des lambeaux de chair de ses jambes. Le Schiedam est néanmoins remorqué jusqu'à Dunkerque. À bord du Mars, corsaire de vingt-six canons, il arraisonne encore quelques navires, lorsque le 10 août, France et Hollande signent le Traité de Nimègue, mettant ainsi fin à la guerre de Hollande.
 
La paix signée, Jean Bart rejoint la Marine royale sur la recommandation du célèbre Vauban et, le 8 janvier 1679, Louis XIV le nomme lieutenant de vaisseau. La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix. Jean Bart est un temps désœuvré. En 1681, trois frégates quittent Dunkerque pour chasser les pirates barbaresques qui hantent le bassin méditerranéen. Jean Bart commande La Vipère, frégate de douze canons. Il capture quelques bateaux pirates, mais bientôt ceux-ci signent une trêve avec la France. La mère de Jean Bart meurt, suivie quelques mois plus tard par sa fille, et en fin d'année sa femme Nicole, alors âgée de vingt-trois ans.
 
En 1683, la France est en guerre contre l'Espagne. Jean Bart capture un vaisseau espagnol chargé de transporter 350 hommes de troupe et le Ramène à Brest. La même année, il embarque avec le marquis d'Amblimont, sur Le Modéré, et contribue à la prise de deux vaisseaux espagnols dans le voisinage de Cadix. Cependant, la marine espagnole étant bien plus faible que la marine française, Charles II d'Espagne signe vite une trêve. Le 14 août 1686, il est nommé capitaine de frégate de la marine royale, et commande La Serpente, frégate de vingt-quatre canons.
 
En 1689, Jean Bart quitte Dunkerque en compagnie de Claude de Forbin pour escorter des convois, le premier avec une petite frégate La Raillause de 24 canons, le second avec une plus petite encore baptisée Les Jeux. Au cours d'un premier combat, ils se rendent maîtres - après un sanglant abordage - d'un corsaire hollandais venu en reconnaissance, et le conduisent à Brest avec les bâtiments qu'il escortait. Mais une seconde affaire, quoique non moins brillante, ne leur réussit pas aussi bien. Ils convoyaient vingt bâtiments, quand, au large de l'île de Wight, ils sont pris en chasse par deux vaisseaux anglais, de 50 canons chacun. Refusant la capture des navires marchands qu'ils escortaient, les deux officiers décident d'engager le combat, mais ne pouvant lutter contre la supériorité des forces anglaises, ils sont battus, fais prisonniers et envoyés à Plymouth. Ils réussissent à s'évader et gagnent Erquy après trois jours de rame.
« Malgré les blessures nombreuses qu'ils avaient reçues et malgré leur captivité, les deux braves marins n'étaient point perdus pour la France. Ils usèrent bientôt d'adresse, gagnèrent tout d'abord un matelot d'Ostende qui leur procura une lime, à l'aide de laquelle ils scièrent peu à peu les barreaux de fer de leur fenêtre; ils réussirent à cacher leur opération jusqu'à ce que leurs blessures commençassent à se guérir. Ayant ensuite mis dans leurs intérêts deux mousses qu'on leur avait donnés pour leur service, ils s'emparèrent par leur intermédiaire d'un canot norvégien dont le batelier était ivre-mort, descendirent une nuit par la fenêtre de la prison au moyen de leurs draps, et s'embarquèrent sur le petit canot avec autant d'assurance que si c'eût été un vaisseau amiral. Jean Bart maniait l'aviron aidé seulement des deux mousses ; Forbin ne le pouvait à cause de ses blessures encore saignantes. Ils traversèrent ainsi la rade de Plymouth, au milieu de vingt bâtiments qui criaient de tous côtés : « Où va la chaloupe? » et auxquels Jean Bart, qui avait l'avantage sur Forbin de savoir l'anglais, répondait fishermen, c'est-à-dire: pêcheurs! Enfin, après avoir fait sur leur chétive embarcation soixante-quatre lieues dans la Manche, en moins de quarante-huit heures, ils prirent terre avec une inexprimable joie, à un village situé à six lieues de Saint-Malo, où ils apprirent que le bruit de leur mort était généralement répandu. »
 
Quinze jours après son évasion, le 20 juin 1689, Jean Bart est nommé capitaine des vaisseaux du roi, en récompense de son dévouement à sauver la flotte marchande. Le 13 octobre de la même année, après sept années de veuvage, et alors qu'il est âgé de trente-neuf ans, il épouse Jacqueline Tugghe, en secondes noces.(  fille de Ignace TUGGHE. Il eut de ce mariage 10 enfants : Jeanne-Marie, Magdeleine Françoise, Jean-Louis, Paul, Nicaise-Françoise, Magdeleine-Marie, Antoine, Ignace, Marie-Françoise et Marie.) .
À la tête de trois frégates légères, il s'empare, sur les côtes de Hollande, d'une galiote transportant des troupes pour le prince d'Orange, et de trois autres bâtiments qu'il rançonne de 3 800 florins.
 
L'année suivante, il reçoit le commandement de la frégate L'Alcyon au sein de la flotte que conduite par Tourville, vice-amiral de la flotte du Levant, destinée à agir contre les forces navales combinées d'Angleterre et de Hollande. Il prend part à la bataille du cap Béveziers, remportée par Tourville, le 10 juillet 1690, ainsi qu'à la fameuse campagne du Large effectuée par l'illustre amiral, entre juin et août 1691.
Mais cette année-là, Jean Bart se distingue surtout par son extraordinaire sortie de Dunkerque avec une escadre placée sous ses ordres. Deux ans auparavant, Jean Bart avait soumis au département de la marine un projet d'expédition pour ruiner le commerce des Hollandais en mer du Nord, lorsque le ministre Pontchartrain lui donne l'autorisation et les moyens de l'exécuter. À cette occasion, Forbin, est à nouveau placé sous ses ordres.
Apprenant qu'un armement se préparait à Dunkerque, une flotte de trente-cinq à quarante vaisseaux anglais vient bloquer la rade de Dunkerque. Après quinze jours passés dans la rade avec sept frégates et un brûlot, sans que les Anglais et les Hollandais jugent utile de l'attaquer; Jean Bart parvient à prendre le large, de nuit, avec sept frégates et un brûlot. Dès le lendemain, il s'empare de quatre bâtiments chargés de marchandises pour la Russie et de deux navires d'escorte anglais. Mettant ses prises à l'abri d'un port de Norvège, alors en paix avec la France, Jean Bart reprend la mer pour s'emparer d'une flotte de pêcheurs hollandais et du navire de guerre qui l'accompagnait. Dans la foulée, il fait encore une razzia sur les côtes d'Écosse, où il pille un château et incendie quatre villages.
 
En France, chacun a entendu parler des exploits du corsaire, aussi Louis XIV invite-t-il Jean Bart à la cour de Versailles, en 1692, afin d'honorer ses victoires maritimes. Plus habitué à combattre sur mer qu'à l'étiquette, Jean Bart s'attire les moqueries d'une partie des aristocrates présents, mais aussi sûrement une part de jalousie.
 
En 1693, il commande le vaisseau Le Glorieux, de 62 canons, sous les ordres du maréchal de Tourville. Après le brillant combat de Lagos et la capture du « convoi de Smyrne », il quitte la flotte et rencontre près de Faro six bâtiments hollandais, de 24 à 50 canons, tous richement chargés, les contraint à s'échouer, et les brûle .Les Français vont essayer de dénicher les marchands, en particulier ceux qui ont trouvé refuge le long de la côte. Ainsi Jean Bart, sur Le Glorieux, brûle 6 navires marchands hollandais. Langeron capture 14 marchands et 4 des navires de l'escorte. En tout, près de 90 navires marchands sont capturés ou brûlés, avec 4 vaisseaux et une frégate.
Tourville entre en Méditerranée. Le 21 juillet, il est devant Malaga, où il capture quatre navires marchands et la frégate. Il continue ensuite son chemin pour gagner Toulon. . De retour à Toulon, il reçoit l'ordre de passer à Dunkerque pour y prendre le commandement d'une escadre de six frégates, ayant pour mission de ramener de Vlecker une flotte chargée de blé pour le compte du roi. Il mène cette mission avec succès et, peu de temps après, il enlève, près des bancs de Flandre, trois frégates anglaises, dont les deux premières servaient d'escorte à un transport de munitions de guerre pour le roi Guillaume III.
 
En 1694, le blocus de la Ligue d'Augsbourg fait monter le prix du grain, les négociants spéculent, la France est affamée. Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien. Le lendemain de son départ de Dunkerque, il rencontre cette flotte de navires marchands entre le Texel et la Meuse, mais constate immédiatement qu'elle a été capturée par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l'un portait pavillon contre-amiral.
Malgré l'inégalité des forces en présence (il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur à ceux des ennemis. ), Jean Bart entreprend de la récupérer. Après un combat acharné, au cours duquel l'amiral hollandais Hidde Sjoerds de Vries est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.
« Il mit en panne à deux portées de canon des vaisseaux de guerre ennemis, et c'est là qu'il assembla en conseil les capitaines qui étaient sous ses ordres [...]. Tous les capitaines français convinrent avec lui qu'il fallait brusquer l'affaire, sans donner le temps aux ennemis de se reconnaître. Jean Bart les renvoya aussitôt, en leur recommandant d'aborder chacun un vaisseau. Mais comme, outre la supériorité en nombre de canons, l'escadre hollandaise avait pour elle un vaisseau de plus que l'escadre de France, Jean Bart commanda la Flûte et le Portefaix, avec le lieutenant de La Bruyère, et un équipage de cent vingt hommes, pour donner de l'occupation à ce vaisseau. Jean Bart arriva sur les Hollandais, pendant que deux vaisseaux de guerre danois et suédois, qui avaient servi de première escorte au convoi et n'avaient pas même essayé de le défendre, restaient spectateurs de l'action. Les chefs des deux escadres se cherchaient et avaient l'un et l'autre dessein de s'aborder; aussi se furent-ils bientôt joints. Le Fortuné et la Princesse Émilie, l'un portant le capitaine Jean Bart, l'autre le contre-amiral Hyde de Frise, ne formaient plus pour ainsi dire qu'un seul et même pont, d'abord divisé en deux camps, puis théâtre d'une effroyable mêlée, où la place resta en moins d'une demi-heure à Jean Bart et aux Français. Le contre-amiral hollandais était atteint de six blessures, dont trois mortelles; son second était étendu roide sur le pont, et ses deux lieutenants étaient aussi percés de plusieurs coups. Non content de cette première et glorieuse prise, le Fortuné, menant toujours la tête de l'escadre de France, aborda un antre vaisseau ennemi, et s'en rendit également maître. Pendant ce temps les autres vaisseaux français couraient de même à l'abordage. Le Magicien enleva un vaisseau hollandais de cinquante canons; l'Adroit, au moment où il allait contraindre un autre bâtiment à se rendre, se vit attaqué par un vaisseau de cinquante-quatre canons auquel il n'aurait peut-être pas pu résister si le Fortuné n'était pas venu à son aide. Ce qui restait de l'escadre ennemie avait déjà disparu. Jean Bart s'assura aussitôt du convoi, amarina ses prises et rentra glorieusement dans les ports de France. »
La nouvelle de cette capture fait chuter les prix et met fin à toutes spéculations. Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » (Cantate à Jean Bart). Pour cet exploit, 
le 19 avril, Jean Bart reçoit des mains de Louis XIV, la croix de chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, institué l'année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu'il lui envoie, en date du 4 août 1694, Louis XIV autorise Jean Bart à arborer une fleur de lys d'or dans ses armes, et, plein de gratitude, il écrit :« De tous les officiers qui ont mérité l'honneur d'être anoblis, il n'en trouve pas qui s'en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »
 
En 1695, la flotte anglaise se présente au large des côtes de France et bombarde plusieurs place, et en particulier Saint-Malo, d'où chaque jour des corsaires partaient au combat. Jean Bart, avec sous ses ordres son fils François-Cornil Bart, est chargé de la défense du fort Bonne-Espérance, et parvient par ses tirs d'artillerie à faire partir la flotte anglaise. En récompense de ses nouveaux services il reçoit une pension de 2 000 livres et son fils est promu lieutenant de vaisseau à 18 ans seulement
.
Début juin 1696, Jean Bart sort de Dunkerque à bord du Maure, une frégate de 54 canons, avec sept bâtiments, malgré quatorze vaisseaux ennemis qui voulaient lui fermer le passage. Le 17 juin 1696, sur les sept heures du soir, il découvre au Dogger Bank, à environ seize lieues au nord du Texel, une flotte de cent-douze navires marchands venant de la Baltique et escortée par six vaisseaux de guerre hollandais. Toute la nuit l'escadre française attend, et le lendemain, à la pointe du jour, elle n'est plus qu'à deux lieues sous le vent de la flotte ennemi. Jean Bart donne le signal d'ordre de bataille, et dirige ses forces sur le principal bâtiment hollandais, le Raadhuis-van-Haarlem, 44 canons. Après un violent combat, les bâtiments hollandais sont capturés lorsqu'il est averti qu'une escadre de treize bâtiments anglais commandés par l'amiral Benbow est en mer et se dirige sur lui. N'étant pas en mesure de soutenir un combat si inégale, il brûle les quatre vaisseaux capturés et renvoie les Hollandais prisonniers dans leur pays sur les deux vaisseaux restants.
Poursuivi par une véritable meute, l'escadre de Jean Bart et ses prises trouvent refuge au Danemark début juillet puis regagnent Dunkerque avec 25 navires marchands et 1200 prisonniers, le 28 septembre, en ayant réussi à échapper aux vaisseaux britanniques de Benbow et néerlandais de l'amiral Wanzel. Après cette nouvelle campagne, Jean Bart rentre en France, en passant à nouveau à travers trente-trois vaisseaux anglais et hollandais qui voulaient lui barrer la route. En récompense de sa conduite au Dogger Bank, il est promu, le 1er avril 1697, au grade de chef d'escadre de la province de Flandre. Il est alors âgé de 46 ans.
 
Peu après, Jean Bart est chargé de conduire à Dantzig le prince de Conti, soutenu par le parti français pour être le prochain roi de Pologne. Apprenant son départ, les flottes alliés envoient dix-neuf vaisseaux de guerre croiser au nord de Dunkerque. Côté français, dix vaisseaux sont armés pour l'expédition de Jean Bart; mais, ce dernier préfère effectuer le voyage accompagné seulement de six frégates. Il est accompagné lors de ce voyage par le Chevalier de Saint-Pol, commandant du Jersey, et le futur cardinal de Polignac alors ambassadeur de France en Pologne. Il quitte Dunkerque dans la nuit du 6 au 7 septembre, et déjoue les croisières ennemies, il arrive, sept jours après, au détroit du Sund, salue de quinze coups de canon la famille régnante de Danemark, avec laquelle la France était en paix, en passant devant le château de Cronenbourg, et mouille à Copenhague le 15 septembre16. Le 26 du même mois, il entre en rade de Dantzick. Mais le prince de Conti apprenant que Frédéric-Auguste de Saxe, son concurrent, avait été couronné roi, il ne juge pas devoir pousser plus loin ses prétentions et décide de rentrer en France. La paix de Ryswick est signée en 1697 et cette expédition est la dernière du célèbre marin dunkerquois
.
En 1702, la guerre de succession d'Espagne étant sur le point d'éclater, Jean Bart est chargé d'armer une escadre à Dunkerque, mais atteint d'une pleurésie, il meurt chez lui le 27 avril 1702, à l'âge de 51 ans. Son corps est inhumé dans l'église Saint-Éloi de Dunkerque.
 
Durant l'entre-deux-guerres, en 1928, suite à des fouilles réalisées dans l'église, on découvre les ossements de Jean Bart. Les autorités locales décident de changer le cercueil du corsaire. Cependant avant de l'enterrer à nouveau, les restes du marin furent exposés dans un cercueil de verre pendant 8 jours dans l'église.
 
 
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Acte de naissance de Jean Bart .

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Acte du premier mariage de Jean Bart

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Acte du second mariage de Jean Bart.

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Acte de décès de Jean Bart .

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Jean Bart par Jean-Léon Gérome 1862

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Le blason de Jean Bart

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

 

Lettre d'anoblissement
 
  Louis par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, à tous présents et  à venir, Salut. Comme il n'y a pas de moyen plus assuré pour entretenir l'émulation dans le coeur des officiers qui sont employés à notre service, et pour les exciter à faire des actions éclatantes, que de récompenser ceux qui se sont signalés dans les commandements que nous leur avons confiés, et de les distinguer par des marques glorieuses qui puissent passer à leur postérité, nous avons par ces considérations puissantes, accordé des lettres de noblesse à ceux de nos officiers qui se sont rendu les plus recommandables; mais de tous les officiers qui ont mérité cet honneur, nous n'en trouvons pas qui se soit rendu plus digne que notre cher et bien aimé Jean BART, chevalier de notre ordre militaire de Saint-Louis, capitaine de marine, commandant actuellement une escadre de nos vaisseaux de guerre, tant par l'ancienneté de ses services que par la qualité de ses actions et de ses blessures, puisque :
 
- En 1675, ayant le commandement d'une galiote armée en course, et montée seulement de 2 pièces de canon et de 36 hommes d'équipage, il enleva à l'abordage dans le Texel, une frégate de 18 canons et de 65 hommes, venant d'Espagne.
 
- En 1676, ayant eu le commandement de la frégate "la Royale", armée en course et montée de 10 pièces de canon, il prit une frégate hollandaise nommée "l'Espérance", de 12 canons, qui servait de convoi de Hollande à Hambourg; ensuite de quoi, étant allé croiser, contre la pêche desdits hollandais, il en détruisit 670 après avoir battu 2 convois, dont il en enleva un monté de 18 pièces de canon, nommé "la Bergère".
 
- En 1677, commandant la frégate "la Palme", montée de 18 canons, il enleva après 3 heures de combat très opiniâtre, la frégate le "Swanensbourg" monté de 24 canons servant de convoi  de Hollande en Angleterre et prit 16 navires marchands, quoiqu'il eut plus de 100 hommes morts ou blessés.
 
- Au mois de septembre de la même année, commandant la dite frégate "la Palme", il prit à l'abordage un vaisseau hollandais nommé le "Neptune" de 36 canons, quoique beaucoup plus fort en artillerie que ladite frégate; en considération de quoi nous lui donnâmes une médaille et une chaîne d'or.
 
- Au mois de mars 1678, ayant eu le commandement de la frégate "le Dauphin" de 14 canons, ayant fait rencontre d'un vaisseau de guerre hollandais nommé le "Sehedair", monté de 32 canons, servant de garde-côte devant le Texel, ce vaisseau ayant voulu l'enlever, il combattit avec tant de valeur qu'il le prit à l'abordage et reçut plusieurs blessures en cette occasion. Il prit pendant le reste de l'année 3 corsaires d'Ostende, et depuis ladite année 1678 jusqu'à l'époque de la paix, il coula bas, fit échouer, brûla, rançonna et emmena au port de Dunkerque un grand nombre de navires ennemis, dont les registres de l'Amirauté de ladite ville sont chargés.
 
- La paix étant survenue, ses belles actions nous convièrent à le prendre à notre service, et lui ayant donné le commandement  de la frégate "la Vipère" de 14 canons, pour croiser contre les Saletins, il en prit une de 16 canons et de 130 hommes.
 
- La guerre étant déclarée contre l'Espagne, nous lui donnâmes le commandement de la frégate "la Serpente" avec laquelle  il prit un vaisseau où il y avait  350 soldats espagnols. Ensuite de quoi, ayant eu ordre de s'embarquer avec le sieur d'Amblimont, sur le vaisseau "le Modéré", pour la campagne de Cadix, il contribua à enlever 2 vaisseaux de guerre espagnols; dans laquelle occasion, il fut blessé à la cuisse d'un coup d'éclat.
 
- Enfin, la guerre qui est allumée aujourd'hui étant survenue, il eut le commandement de la frégate "la Railleuse"de 16 canons, avec laquelle il a fait beaucoup de prises considérables. Il fut blessé même très dangereusement, en escortant, par notre ordre, une flotte de navires marchands, du Havre à Brest.
 
- En 1690, commandant le vaisseau "l'Alcyon", de 36 canons, il détruisit la pêche et coula bas plusieurs pêcheurs hollandais; il prit, en venant à Dunkerque, 2 vaisseaux qui portaient en Angleterre 450 soldats danois; ensuite de quoi il fut à Brest et de là en Irlande sous les ordres de feu M. d'Amfreville, lors lieutenant général en nos armées navales; et ensuite servant dans la Manche, il eut ordre, après la défaite de l'armée anglaise et hollandaise, d'aller à l'Elbe chercher 2 navires que nous avions fait charger de cuivre, armes et autres munitions de guerre,et ayant eu avis d'Hambourg que les vaisseaux n'étaient pas prêts, il alla croiser pendant 15 jours. Il rançonna pour 43 000 écus de navires revenant de la pêche de la baleine, et ramena lesdites rançons à Dunkerque.
 
- En 1692, ayant eu le commandement de 7 frégates et d'un brûlot, 32 vaisseaux de guerre anglais et hollandais bloquèrent le port et la ville de Dunkerque, mais il trouva le moyen de passer et le lendemain, il enleva 4 vaisseaux anglais richement chargés qui allaient en Moscovie. Ensuite, il alla brûler 86 bâtiments, tant navires qu'autres vaisseaux marchands; et ayant fait une descente vers Newcastle, il brûla environ 200 maisons et emmena à Dunkerque 500 000 écus de prises.
 
- Sur la fin de ladite année 1692, ayant été croiser au Nord avec 3 vaisseaux, il fit rencontre d'une flotte hollandaise venant de la mer Baltique, chargée de blé, escortée par 3 navires de guerre, il attaqua ces convois, il en prit un après avoir mis les 2 autres en fuite. Il prit 16 vaisseaux de ladite flotte, chargés de blé, seigle, orge, goudron et autres marchandises qu'il emmena à Dunkerque.
 
- En 1693, ayant eu le commandement du vaisseau "le Glorieux" de 62 canons par l'amiral Tourville qui surprit la flotte de Smyrne, et s'étant  trouvé séparé de ladite flotte, et ayant rencontré près de Faro, 6 navires hollandais, savoir , un de 50 et les autres de 42, 36, un de 26 et 24 canons, tous richement chargés, il les fit échouer et brûler ensuite, après quoi, ayant désarmé à Toulon, il se rendit à Dunkerque. Suivant nos ordres, il partit pour Vleker, où il eut le commandement de 6 de nos vaisseaux, pour emmener en France une flotte chargée de blé, qu'il conduisit heureusement à Dunkerque, quoique les Anglais et les Hollandais eussent de grosses escadres à la mer pour l'en empêcher.
 
- Enfin, étant parti le 28 juin de la présente année avec les mêmes 6 vaisseaux de guerre pour aller chercher une flotte de blé à Vleker, cette flotte qui était partie dudit lieu au nombre de 100 et quelques voiles sous l'escorte de 3 vaisseaux danois et suédois, fut rencontrée entre le Texel et le Flix par  le contre-amiral de Frise, le sieur Hides, qui commandait une escadre de 8 vaisseaux de guerre, et s'était déjà emparé de ladite flotte; mais le lendemain, le sieur BART le rencontra à la hauteur du Texel, et comme il s'agissait de faire une action aussi éclatante qu'utile pour le bien de notre service et le soulagement de nos sujets, il prit la résolution de le combattre quoiqu'inférieur en nombre et en artillerie et, ayant abordé le contre-amiral, il l'enleva aussi bien que les autres qui furent enlevés par les autres de l'escadre dont nous lui avions confié le commandement; et ainsi il se rendit maître des bâtiments dont il s'était emparé et il conduisit à Dunkerque les vaisseaux chargés de blé qui étaient destinés pour ladite ville avec les 3 vaisseaux de guerre hollandais qui ont été pris en cette occasion, montés l'un de 58 pièces de canon, l'autre de 52 et le troisième de 34.
 
Une action aussi distinguée, jointe à plusieurs autres qui l'ont signalé par tant de fameux exploits nous convient à lui donner des marques de l'estime que nous faisons de sa parole, et de la satisfaction que nous avons de ses services en l'honorant  du titre de noblesse, afin d'augmenter, s'il est possible, l'ardeur qu'il a de se signaler et de donner en même temps de l'émulation à nos autres officiers de marine et l'envie de l'imiter dans l'espérance de s'acquérir et à leur famille, un semblable honneur.
 
A ces causes, voulant reconnaître les services importants dudit sieur BART par des marques de distinction qui fassent connaître à la postérité la considération particulière que nous avons pour sa valeur, qu'il a toujours conduite avec tant d'avantage pour le succès des entreprises qu'il a faites pour notre service, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons anobli et anoblissons par ces présentes, signées de notre main, ledit sieur Jean BART, ensemble ses enfants, postérité et lignée, tant mâles qui femelles nés et à naître en légitime mariage, que nous avons décoré et décorons du titre et qualité de gentilhomme. Voulons et nous plaît qu'ils soient dorénavant tenus, comptés et représentés pour nobles et gentilshommes, en tout actes et endroits, tant en jugements que dehors et qu'ils puissent dire et qualifier écuyers, et puissent parvenir à tous degrés de chevalerie, titres, qualités et autres dignités de notre royaume; acquérir, tenir et posséder tous fiefs, terres nobles et seigneuries, de tel nom, titre, qualité et nature qu'ils puissent être, jouir de tous les honneurs, prérogatives, privilèges, franchises, libertés, exemptions et immunités dont jouissent les autres gentilshommes de notre royaume, comme s'ils étaient d'ancienne et noble race, tant qu'ils vivront noblement et ne feront acte dérogeant. Permettons audit sieur BART et à sa postérité de porter les écussons et armoiries timbrées, telles qu'elles sont ci empreintes, avec faculté de charger l'écusson de ses armes d'une fleur de lys à fonds d'azur que nous lui avons concédé et concédons par ces présentes, en mémoire et considération de ses signalés services; et icelles faire peindre et graver en ses maisons, terres et seigneuries à lui appartenantes, ainsi que bon lui semblera. Sans que pour ce, il soit tenu de nous payer et à nos successeurs aucune finance ou indemnité dont nous l'avons déchargé et déchargeons, et en tant que besoin serait, nous lui avons fait et faisons don et remise par ces dites présentes.
 
Si donnons et mandons à nos aimés et féaux, les gens tenant nos cours de parlement, chambre des comptes et cour des aides à Paris, et à tous nos officiers et justiciés qu'il appartiendra, que ces présentes ils aient à enregistrer, et de tout leur contenu faire jouir et user ledit sieur BART et ses enfants, postérité et lignée, tant mâles que femelles, nés et à naître en légitime mariage, pleinement, paisiblement, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements, nonobstant tous édits, déclarations,arrêtés, ordonnances, règlements et lettres à ce contraires, auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces présentes.
 
Car tel est notre bon plaisir; et afin que ce soit chose ferme et stable, et à toujours, nous avons fait mettre notre scel à ces présentes.
 
Donné à Versailles, au mois d'août (le 4), l'an de grâce 1694, et de notre règne le cinquante-deuxième.
 
                                                                                                                                        Louis.
                                                                                                                         Par le roi, Phélipeaux

Les bateaux de Jean Bart .

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Portrait de Jean Bart

Peinture de Mathieu Elias, peintre français né à Zuytpeene. (1658 - 1741)

Jean Bart, en flamand Jan Bart ou Jan Baert, né le 21 octobre 1650 à Dunkerque et mort le 27 avril 1702 dans cette même ville, est un corsaire célèbre pour s
es exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV.

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Premier rapport de Jean BART
 
A Dunkerque, le 3 juillet 1694
 
J'ai l'honneur, Monseigneur, de vous rendre compte que, le 29 du mois passé, je rencontrai entre le Texel et la Meuse, 12 lieus au large, 8 navires de guerre hollandais, dont un portait pavillon de contre-amiral. J'envoyai les reconnaître; on me rapporta qu'ils avaient arrêté la flotte de grains destinée pour la France, et avaient amariné tous les vaisseaux qui la composaient, après en avoir tiré tous les capitaines. Je crus, dans cette conjoncture, devoir les combattre pour leur ôter cette flotte.
 
J'assemblai tous les capitaines des vaisseaux de mon escadre, et, après avoir tenu conseil de guerre où le combat fut résolu, j'abordai le contre-amiral monté de 58 pièces de canon, lequel j'enlevai à l'abordage, après demi-heure de combat. Je lui ai tué ou blessé 150 hommes. Le contre-amiral , nommé Hez de Frize (Hyde de Frize), est du nombre des blessés; il a un coup de pistolet dans la poitrine, un coup de mousquet dans le bras gauche, qu'on a été obligé de lui couper, et deux coups de sabre à la tête. Je n'ai perdu en cette occasion que 3 hommes et 27 blessés.
 
Le "Mignon" a pris un de ces huit vaisseaux, de 50 pièces de canon.
 
Le "Fortuné" en a pris un autre, de 30 pièces
 
Les 5 autres restant des huit dont un de 58 pièces, un de 54, deux de 50 et un de 40, ont pris la fuite après m'avoir vu enlever leur contre-amiral.
 
J'ai ramené ici trente navires de la flotte, lesquels sont en rade.
 
J'ai donné ce combat à la vue des vaisseaux de guerre danois et suédois qui servaient d'escorte à cette flotte, qui ont été témoins de cette action sans s'y mêler. Ils sont passés aujourd'hui avec le reste des vaisseaux de charge, au nombre de 66 voiles, pour aller en France.
 
Demain, j'aurai l'honneur de vous envoyer de plus ample détail de cette action. Je vous dirai seulement que  le contre-amiral  m'a dit qu'il avait reçu ordre du prince d'Orange d'arrêter et d'envoyer en Hollande tous les vaisseaux chargés de grains qu'il trouverait venir en France.
 
L'express qui vous rendra cette lettre est mon fils, qui a vu l'action aussi bien que le sieur Vandermeeche, mon beau-frère.
 
Je suis avec le profond respect que je dois, Monseigneur, votre très humble et obéissant serviteur.
 
                                                                                          Le Chevalier BART
 
P.S. Il y a, dans les trois navires hollandais pris, plus de 300 hommes tués ou blessés.
 
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Relation détaillée
 
Dunkerque, 11 juillet 1694
 
Je me donne l'honneur, Monseigneur, de vous envoyer  une relation un peu plus étendue de notre affaire, de crainte que ce que je vous en ai écrit en abrégé ne vous en ait donné qu'une idée imparfaite, et j'y joints une liste de nos vaisseaux, et de ceux des ennemis en ordre de bataille, qui vous fera voir leurs forces et la manière dont ils ont été attaqués.
 
Le 29, à trois heures du matin, les vents étant au sud-ouest, on découvrit la flotte; elle était environ à douze lieues à l'ouest du Texel, par où elle faisait route. Je fis porter dessus jusqu'à cinq heures, que je reconnus qu'elle était escortée de 8 vaisseaux de guerre hollandais commandés par un contre-amiral. Je mis en panne à deux portées de canon d'eux, et appelai les capitaines au conseil. Quoiqu'ils nous parussent encore plus supérieurs en force qu'en nombre, tous les capitaines furent du sentiment qu'il fallait les attaquer s'il y avait du blé pour la France, et, pour m'instruire de ce qui en était, j'envoyai de Chamblaye, commandant la barque longue, pour tacher de joindre quelque marchand et de s'en informer.
 
Il passa sous le canon des hollandais, dont il essuya tout le feu, et me rapporta que cette flotte était celle de Hecker, qu'elle était destinée pour Dunkerque; que le jour auparavant elle avait été rencontrée par l'escadre hollandaise, qui s'en était emparée en tirant les capitaines d'une partie des vaisseaux les plus de conséquence et mettant de leurs gens en leur place, et l'obligeait ainsi de faire la route du Texel.
 
Il nous parut après cela qu'il ne fallait plus hésiter à combattre, et nous nous y déterminâmes sans avoir égard à la grande inégalité des forces; et, comme tous les capitaines convinrent avec moi qu'il fallait brusquer l'affaire sans donner le temps aux ennemis de se reconnaître, je les renvoyai après leur avoir recommandé de faire leurs efforts pour aborder chacun le leur
 
Pour n'être point embarrassé par le nombre, je jugeai à propos de donner le commandement du "Portefaix" au sieur de la Bruyère, premier lieutenant du "Maure" pour occuper un des vaisseaux que les ennemis avaient du plus que nous, et lui fis un équipage de 120 hommes, qui furent tirés de ceux de l'autre flûte et de la barque longue. Le temps qu'il fut à s'apprêter donna aux ennemis celui de s'élever un peu au vent, parce que nous restâmes toujours en panne. Le "Portefaix" se trouvait sous le vent de mon escadre, celle des ennemis revira, et une partie coupa entre la flûte et nous. Le sieur de la Bruyère prit le parti qu'il devait sans s'en étonner, fit servir en même temps que moi, passa entre le second et le troisième, essuya les bordées de quatre avec fermeté, et vont chercher son poste; j'arrivai ensuite sur les ennemis.
 
J'abordai le premier et je choisis le contre-amiral. Il avait même dessein que moi; il ne tarda pas à s'en repentit. Je l'attaquai avec tant de vigueur, qu'en moins d'une demi-heure il fut enlevé. Le commandant a six blessures, dont trois sont mortelles; le capitaine en second a été tué et deux lieutenants, et un autre blessé. Tous mes officiers ont sauté à bord et ont marqué beaucoup de valeur. Le "Fortuné" menait la tête. Il aborda celui de la tête des Hollandais; mais ses grappins ayant rompu, leurs vaisseaux se séparèrent.
 
Ils tinrent d'avantage au "Comte", et manquèrent lorsque le vaisseau était déjà rendu; comme celui qui suivait venait à son secours, le "comte" ne pus le rejoindre. Le "mignon" aborda deux fois; la première ayant un trop grand air, il ne put tenir, et, comme celui auquel il avait affaire voulu bien être abordé, à la deuxième il l'enleva; le capitaine et le lieutenant hollandais sont forts blessés. Un enseigne et un garde-marine du "Mignon" y ont été aussi blessés. "L'adroit" aborda celui auquel il devait avoir affaire. Ils furent assez longtemps à bord l'un de l'autre pour que tous ses officiers sautasses dedans avec une vingtaine d'hommes. Il s'était rendu; mais ses grappins s'étant rompus et voyant venir à lui vent arrière un vaisseau de 56 canons pour l'aborder, et ne voulant point l'éviter, il envoya reprendre son monde par sa chaloupe pour lui résister. Le sieur Fricambault, lieutenant de "l'Adroit", a été tué dans le vaisseau hollandais en voulant entrer, l'épée à la main, sous le gaillard où l'équipage s'était retranché, et le sieur Gabaret blessé.
 
Le "Fortuné" tira "l'Adroit" de l'embarras où ce gros vaisseau l'aurait pu mettre. Il porta dessus et lui fit prendre le parti de fuir. Après quoi, se trouvant proche de celui que venait de quitter "l'Adroit", il le fit amener à se rendre à lui. Le "Jersey", qui était le dernier, s'adressa, comme il le devait, à celui de la queue; mais, comme il ne voulait pas être abordé et qu'il manoeuvra pour l'en empêcher, il ne put le prendre comme il souhaitai; il l'aborda, et ses grains ne tinrent pas.
 
Après cela, les cinq hollandais prirent la fuite; le "Jersey", le "Comte", "l'Adroit" et le "Portefaix" les chassèrent et les atteignirent. Mais comme mon vaisseau était entièrement désemparé et hors d'état de faire de la voile, et que d'ailleurs il était important de s'assurer de la flotte, qui, dès le commencement du combat, avait fait la route de Dunkerque, je les rappelai.
 
Après avoir amariné les prises, dont le commandement fut donné aux sieurs de la Bruyère, de la Tour, de la Sablière et de Ravenel, et partagé les prisonniers, et l'escadre remise en état, je fis voile, sur le soir, pour joindre la flotte et la mettre à couvert de nouvelles insultes.
 
Vous voyez assez, Monseigneur, par le compte que je vous rends de la manoeuvre de chaque vaisseau, qu'ils ont fait tous parfaitement leur devoir, et qu'on ne peut montrer plus de capacité et de valeur que tous les capitaines qui les commandaient ont fait en cette occasion.
 
Je suis, avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur,
 
                                                                                           Le Chevalier BART
 
 
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Histoire de Dunkerque Sous les rois de France - Louis XIV
1654 - Le 07 Juin, Louis XIV devient Roi de France. Le 20 Janvier, naissance à Dunkerque de Michel de Swaen l`un des plus prestigieux poètes et dramaturges flamands du XVIIe et XVIIIe siècles. 
 
1657 - Le 3 Mars, Traité de Paris, Alliance entre la France et l`Angleterre. Turenne prend Mardick qu`il remet aux Anglais conformément au traité. Construction du Fort Louis à 3,9Km de Dunkerque direction Bergues (puis fort libre, puis fort de la Liberté, puis fort Castelnau, puis prison et centre de transmissions en 1914 et 1939). 
 
1658 - Bataille des Dunes: Turenne prend Dunkerque (défaite de Condé) que Louis XIV remet aux Anglais après avoir assisté à un Te Deum en l`église St Eloi. Le 25 Juin, Dunkerque passe par trois nationalités: Espagnole le matin, Française à Midi, Anglaise le soir. William Lockhart devient Gouverneur de Dunkerque. 
 
1659 - Traité des Pyrénées, l`Espagne céde à la France le comté d'Artois (sauf Aire et Saint-Omer), les places flamandes de Bourbourg, Gravelines, Saint-Venant, celles en Hainaut de Avesnes, Landrecies, Le Quesnoy et au Luxembourg, celles de Damvillers, Montmédy 
 
1661 - Construction de la Citadelle par les ingénieurs La Motte-La-Myre et Chastillon sous Charles II (remaniée par Vauban entre 1668 et 1671). 
 
1662 - Le 27 Octobre, Traité de Londre, Charles II d`Angleterre vend Dunkerque à Louis XIV pour 5 Millions de Livres. Le 02 Décembre, Le Gouverneur Anglais Rutherford remet la ville au Chevalier d`Estrade, Louis XIV fait son entrée dans Dunkerque. La ville compte 5000 habitants. 
 
1665 - Le 26 Mai, Louis XIV ordonne que la justice soit rendue en langue Francaise à Dunkerque et non plus en Flamand. Le 17 Septembre, mort de Philippe IV d'Espagne. 
 
1666 - L'épidémie de peste qui a démarré en Hollande en 1663 arrive au mois de Mai à Dunkerque malgré les interdictions de commerce avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. Elle sera éradiquée en Décembre.. 
 
1667 - Début de la guerre de Dévolution entre la France et l'Espagne. Prise des villes de Bergues et Furnes. 
 
1668 - Premier traité d`Aix la Chapelle qui met fin à la Guerre de Dévolution (1667-1668), annexion de la Flandre maritime à la France. Les villes comme Lille, Menin, Armentières, Douai, Furnes, Charleroi, Courtrai, Bergues-Saint-Winoc, Binche, Audenarde deviennent Francaise. 
 
1670 - Début de la construction du canal de Bourbourg, qui arrive dans le fond du port. 
 
1671 - Fortifications par Vauban et construction du Bassin et du Parc de la Marine (Porte de la Marine toujours visible de nos jours). En 1672, début de la guerre dite de Hollande. Elle opposa la France et ses alliés (Angleterre, Münster, Liège, Bavière, Suède) à la Quadruple-Alliance comprenant les Provinces-Unies, le Saint-Empire, le Brandebourg et l'Espagne. 
 
1676 - Construction du Fort Vallières (prend le nom de fort français à l' époque révolutionnaire). Le 3 février, Jean Bart épouse Nicole Goutier (décéde en 1682). 
 
1677 - Le 17 Juin, naissance de François-Cornil Bart, fils ainé de Jean Bart, qui deviendra Premier Vice-Amiral de France et sera Chevalier de Grand-Croix de Saint Louis. 
 
1678 - Traité de Nimégue, l`Espagne céde à la France les places-fortes flamandes de Cassel, Bailleul, Ypres, Werwick et Warneton, ainsi que Cambrai, Bouchain, Condé-sur-l'Escaut et Bavay. La France céde à l`Espagne les places de Charleroi, Binche, Ath, Audenarde et Courtrai. 
 
1679 - Le 08 janvier, Louis XIV nomme Jean Bart lieutenant de vaisseau. La France, l'Angleterre et les Provinces-Unies sont en paix.. 
 
1680 - A partir de 1677, percement du banc Schurken pour la mise en place du nouveau chenal d`accès. 
Construction du 1er Fort Risban et du Chateau Vert (détruit en 1714). Le 27 Juillet, Visite de Louis XIV, présentation du vaisseau l`Entreprenant. L'Entreprenant vaisseau de 64 cannons, 900 tonneaux, tirant d`eau de 16 pieds commandé par le Chevalier de Léry. Construction du 1er Théatre, salle du Jeu de Paume. 
 
1683 - En octobre, l’Espagne déclare la guerre à la France. Démolition des fronts Sud et Est de l`ancienne enceinte Bourgignonne Edifiée à partir de 1405 par Justin Aveskerque. 
 
1684 - Construction de la Caserne du Havre, puis caserne Guilleminot (détruite en 1940). La ville compte 10 515 Habitants. 
 
1689 - Construction du Fort du Revers et Château Gaillard. Le 13 octobre, Jean Bart épouse en secondes noces Marie-Jacqueline Tugghe, fille d'Ignace Tugghe. 
 
1691 - Début du blocus du port par la flotte Anglaise. 
 
1692 - Suite au désastre naval de la Hougue (les 2 et 3 Juin), intensification de la guerre de course contre les Anglais. 
 
1694 - Le 29 Juin, Bataille du Texel, grâce à Jean Bart la France est sauvée de la famine.. Le Dunkerquois s'empare de plus de 100 navires chargés de blé escortés par 8 vaisseaux de guerre Hollandais. Agrandissement de l`hopital militaire construit en 1674 (détruit en 1942). 
 
1695 - Attaque par mer (114 voiles) et bombardement par les Anglais qui déversent en une seule journée plus de 1200 bombes. 
 
1696 - Le 17 juin, Jean Bart remporte la victoire au Dogger Bank sur les Hollandais, prenant ou détruisant quatre-vingts navires marchands. 
 
1697 - Jean Bart est anobli par Louix XiV (chevalier de l'Ordre de Saint-Louis) et nommé chef d'escadre de la province de Flandre. Le 30 octobre, Traité de Ryswick mettant fin à la guerre de la ligue d'Augsbourg. 
 
1698 - Le 19 Juillet, Alliance entre la France et la Suède. Nouvelles Famines dans le Nord. 
 
1700 - Création par ordonnance royale de Février, de la Chambre de Commerce, la plus ancienne de France après Marseille.. Jacques Vergier premier président de la Chambre de Commerce. Mort du roi Charles II d'Espagne, le 1er novembre 1700 : ses Etats sont légués au duc d'Anjou (Philippe V), petit-fils du roi Louis XIV. 
 
1701 - Construction du Fort Blanc sur ordre de Louis XIV par Vauban et Clemens ingénieurs militaires. En 1714, le fort est rasé à la suite du traité d' Utrecht de 1713.. Le 7 septembre 1701, constitution d'une coalition contre le France et l`Espagne. 
 
1702 - Le 17 Avril, Mort de Jean Bart des suites d'une pleurésie à l`age de 52 ans, il sera enterré au pied du maître-autel de l`église St Eloi. Le 15 juin, la coalition déclare la guerre à la France, début de la guerre de succession d'Espagne. Construction de la plus ancienne maison encore visble à Dunkerque au 38 Rue des arbres, Elle a été bâtie pour le négociant J.B. Woest. 
 
1705 - Envoi d`un délégué du Tsar Pierre 1er: André Matveev, à Versaille à la suite de la capture de deux vaisseaux russes par les corsaires de Dunkerque. 
 
1706 - A partir d'octobre, création par Vauban du camp retranché de Dunkerque pour arrêter l'armée Anglaise suite aux revers des armées de Loius XiV 
 
1707 - Le 03 Mai, mort à Dunkerque de Michel de Swaen. Il aura été avec Edmond de Coussemaker et Maria Petyt l'un des plus grands représentants de la culture néerlandaise en France. Le 30 Mars, mort à Paris de Vauban. 
 
1709 - Hivers particulierement terrible. Début des pourparlers de paix avec la coalition, la destruction du port de Dunkerque fait partie des conditions du futur traité de paix. 
 
1712 - Fin de la guerre de succession d'Espagne. Le 19 Juillet, Arrivée de la garnison Anglaise à Dunkerque (5000 Hommes sous les ordre du général Major Hill). Départ de la garnison Française commandée par le Comte de l'Omont. Occupation du Fort Louis par l'armée anglaise, il sera détruit en 1714 après le traité d' Utrecht. 
 
1713 - Le 11 Avril, Signature du traité d`Utrecht qui entérine la fin de la guerre de succession d`Espagne: démolition complète du port et des remparts. Perte pour la France de Furnes, Nieuport et Ypres. Construction d'un batardeau coupant les jetées et l`entrée du port. 
 
1714 - Creusement du canal de Mardyck pour la décharge des eaux du pays. Pierre Tugghe Bourgmestre de Dunkerque.
Le 28 Aout, naissance de Jean-Baptiste Descamps célébre peintre et écrivain français. Le 20 Aout, départ de la garnison Anglaise de Dunkerque. Ne reste que deux commissaires, le colonel Abercombie et l`ingénieur Lascelles. 
 
1715 - Le 1er Septembre, Mort de Louix XIV - Roi de France , Régence de Philippe d`Orléans (le futur Louis XV n`a que 5 ans). En Avril, une frégate de 36 Canons inaugure le canal de Mardyck. 

Louis XIV .

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .

Durant l'entre-deux-guerres, en 1928, suite à des fouilles réalisées dans l'église, on découvre les ossements de Jean Bart. Les autorités locales décident de changer le cercueil du corsaire. Cependant avant de l'enterrer à nouveau, les restes du marin furent exposés dans un cercueil de verre pendant 8 jours dans l'église.

Documents internet .

Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
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Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
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Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
Jean BART 21 Octobre 1650 / 21 Octobre 2015 .
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estelle 03/11/2015 18:37

bonsoir jean !!
merci de nous faire partager l'histoire de notre corsaire !! à la lecture des textes, nous sommes transportés à son époque !!! amitiés estelle

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